Au ralenti…

Cette crise sanitaire et économique sans précédent nous force à ralentir.

Ralentir.

À bien y réfléchir, j’ai personnellement appris à ralentir en devenant Maman.

Tout d’abord, enceinte. J’habitais alors au Canada et j’occupais un poste de supervision de nuit dans un hôtel branché. On m’a alors accordé un poste de jour, confortablement assise derrière un bureau.

Puis est venu, mon congé maternité, qui je le rappelle, est d’1 an au Canada.

1 an pour m’occuper de bébé, apprendre à ralentir dans mes faits et gestes et prenant soin des miens. Mes meilleurs souvenirs resteront à jamais ces moments où j’emmenais ma fille en balade, où j’installais une petite couverture sur l’herbe et où j’apprenais à profiter de l’instant présent à ses côtés. Regarder les nuages courir, les arbres danser, sentir le doux parfums des fleurs…

Je suis ensuite retombée très rapidement enceinte. C’est en reprenant le travail que j’ai dû annoncer ma seconde grossesse. 8 mois plus tard, je signais à nouveau pour une année de congé maternité.

Une année plus riche en rebondissements, avec 2 bébés, mais tout de même au ralenti.

J’ai ensuite repris un poste de manager au sein du spa de mon hôtel. Un nouveau petit bébé à m’occuper avec une équipe formidable. Les clients y venaient justement pour ralentir leurs rythmes effrénés et nous les accueillions tout en douceur.

Un peu plus d’une année plus tard, nous décidions de retourner vivre en France mais en s’offrant avant un petit road trip en Californie. Deux semaines de pur bonheur en famille toujours au ralenti.

J’ai continuer ce rythme freiné à notre retour en gardant mon cadet à la maison pour commencer.

Puis, petit à petit, j’ai monté mon projet entrepreneuriale, ne me voyant plus reprendre une activité salariée. Et puisque qu’au départ, tout est à construire, personne nous attend, mon activité commençait au ralenti…

Aujourd’hui, j’entame ma seconde année en tant qu’entrepreneure pendant ce confinement. Avec beaucoup d’incertitudes certes, mais encore plus au ralenti.

Mon parcours, vous l’aurez compris, m’a apprise à être confinée. J’ose dire aujourd’hui que vous me comprenez et que non, on ne s’ennuie pas avec une maison à s’occuper, les repas faits maison, deux enfants tout en travaillant de chez soi.

J’imagine aussi très bien, à quel point cela peut être difficile pour certaine personne qui ne sont pas habitués à ce ralentissement.

Aujourd’hui, j’ai l’impression de me retrouver à nouveau face à une page blanche côté professionnel. Peut être même jusqu’à la sensation d’avoir tout perdue.

Mais même, si c’est parfois difficile, je sais profité de l’instant présent, je sais ralentir. Reste à trouver où tout ça me mènera…

N’oublions pas que nous sommes des humains avant tout. Que, tout comme le temps extérieur, la météo de nos émotions varient et que nous devons respecter ça.

L’important est ce que nous retiendrons une fois la crise terminée.

En attendant portez vous bien.

Aurore

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